Le printemps étant bien là, avec ses beaux jours et les chers compagnons de nos poilu’s…Les parasites !!! Nous parlerons des plus connus, les puces et les tiques…

Les parasites…

Les puces : Elles forment l’ordre des siphonaptères (Siphonaptera, du latin sipho « tube »). Ce sont des insectes, caractérisés entre autres par leurs pièces buccales, un appareil piqueur-suceur. Elles sont ectoparasites : les puces actuelles infectent les mammifères (dont l’homme, le chien, le chat) et quelques oiseaux, et vivent du sang de leurs porteurs.

La puce du chien (Ctenocephalides canis) est une espèce d’insectes siphonaptères de la famille des Pulicidae, se nourrissant principalement du sang des canidés. Cette puce commune en Europe est notamment considérée comme nuisible, car elle peut être porteuse de maladie.

La plupart du temps, sur les carnivores domestiques, c’est de la « puce du chat » qu’il s’agit, plus de 90 % des cas. Cette éspèce est trés présente sur Terre, elle peut se nourrir sur le chat où elle a d’abord été trouvée, comme sur tous les mammifères européens (carnivores, lapin, lièvre, ruminants ou humains).

Cycle biologique : Il est particulièrement rapide, dès environ 48 heures après leur 1er repas de sang, généralement entamé dans les 30 minutes suivant l’accostage d’un chat ou chien, une femelle peut pondre jusqu’à 50 œufs par jour pendant 50 à 100 jours, avec une moyenne de 20 à 30 œufs par jour sur une période de 2 mois. Les puces passent par quatre stades de développement: œuf,larve, nymphe, et adulte.

Source photo: Francodex 

La puce adulte du chat, n’est pas un parasite transitoire (du chat, du chien ou d’autres mammifères), qui ne grimperait sur l’animal qu’au moment des repas sanguins. Elle cherche au contraire à y passer sa vie, car une fois tombée au sol, elle meurt rapidement (en 1 à 4 jours, selon l’humidité) mais les puces présentes sur un carnivore peuvent changer d’hôte, lors de contacts entre deux animaux par exemple, ou dans un lieu clos (cage, élevage, chenil) où il y a promiscuité d’animaux.

Après chaque repas sanguin, les puces femelles pondent de quatre à huit œufs ronds ou ovales (0,5 mm de long), à coque lisse, de couleur blanchâtre. Leur texture est collante, mais ils tombent facilement de la peau ou fourrure de l’animal hôte.

L’œuf éclot après quelques jours et il en sort une larve en forme de ver qui, chez les espèces d’hôtes habituels, mesurent au moins 1,5 mm de long. La larve n’est pas parasite, elle passe par 3 stades durant lesquels elle se nourrit de débris organiques, de dépouilles larvaires et du sang séché se trouvant dans les excrétions des puces adultes.

Au repos, elle se fixe solidement aux poils ou sur des fibres à sa disposition en évitant la lumière et en recherchant une certaine humidité. Elle se recouvre ensuite de poussières, de fibres, de grains de sable, et de débris organiques et, sous ce revêtement, elle se tisse un cocon avec la soie fournie par ses glandes labiales.

Dans cet abri, la larve blanche brunit de plus en plus et se métamorphose en adulte en une dizaine de jours. Mais l’adulte peut rester enfermé pendant plusieurs mois dans son cocon. Sa durée moyenne de survie dans le cocon est de 150 jours, où elle semble par ailleurs relativement protégée contre les insecticides, jusqu’à ce que des conditions propices, comme une augmentation de la température et des concentrations en dioxyde de carbone, favorisent son émergence. La larve est sensible aux vibrations. L’émergence des adultes est alors immédiate et le cycle peut se poursuivre.

Symptôme : Démangeaison intense, anémie, problème de peau : rougeurs localisées près de la queue, des cuisses, de l’abdomen, des flancs et du cou. 

Les Tiques:  Les Ixodida, appelées couramment tiques, sont l’ordre d’arachnides acariens. Les tiques sont des acariens ectoparasites de vertébrés (y compris vertébrés à sang froid tels que lézards,serpents, tortues).

Elles passent une partie de leur cycle au sol (éclosion, métamorphose et quête d’un hôte), et une autre partie (deux ou trois stades) ancrées sur la peau de mammifères , se nourrissant de leur sang grâce à un rostre (appareil buccal). Elles peuvent à cette occasion transmettre à leurs hôtes de nombreux agents pathogènes connus (virus, bactéries, protozoaires, nématodes) responsables des maladies vectorielles à tiques, et parfois des neurotoxines (responsables de paralysie à tiques). L’homme peut développer des allergies à leur salive !!!

Ce sont surtout les femelles adultes nourries, ou en train de se gorger de sang qui sont les plus repérables, car bien plus grosses que les autres stades de développement.  Seules les tiques adultes s’accouplent, au sol avant la quête de l’hôte ou sur l’hôte lui-même. Après l’accouplement, le mâle meurt, la femelle meurt après la ponte.

Toutes les espèces connues de tiques se développent en passant par quatre stades évolutifs distincts : œuf,larve, nymphe, et adulte.

 Source photo: Google image 

La quête et l’accrochage : Pendant les phases de « quête », la tique attend un hôte pour s’y accrocher. La quête se fait en milieu extérieur ouvert sur les brins d’herbe, de fougères, etc…

Après avoir trouvé une proie et s’y être accrochée, la tique chemine lentement sur la peau (de quelques minutes à plusieurs heures parfois) pour trouver un emplacement qui lui convient. De fines griffes lui permettent de se stabiliser sur l’épiderme.

La tique coupe la peau grâce à des chélicères extériorisables (crochets, qui sont cachées au repos dans une gaine protectrice) qu’elle enfonce peu à peu. Au bout de son rostre (appareil buccal) se forme alors une poche, cette opération, sous l’effet de substances salivaires anesthésiantes, se fait sans douleur pour l’hôte. La tique en quelques heures a ainsi enfoncé tout son rostre .

Elle parfait son ancrage par la sécrétion d’une substance, sorte de colle biologique dite « crément », cette colle la fixe très fortement au derme. Ainsi fixée, elle peut alors, pendant toute la durée de son repas, alternativement aspirer le sang et réinjecter de la salive de manière à agrandir la poche ainsi creusée sous la peau jusqu’à ce que cette poche atteigne un ou plusieurs microcapillaires sanguins, qui crèveront et l’alimenteront directement en sang. Après 48h de fixation, elles régurgitent leur salive dans le sang de l’animal infecté. C’est ainsi qu’elles peuvent transmettre des germes pathogènes.

Les maladies pour les chiens: Les tiques semblent être les uniques vecteurs d’une maladie parasitaire du sang appelée piroplasmose due à un protozoaire. La piroplasmose atteint les canidés, les équidés, les bovidés… Le protozoaire parasite les globules rouges dans lesquels il se multiplie et les détruit lorsqu’il s’en libère. La piroplasmose entraîne une anémie avec un ictère pâle et généralement une forte fièvre. Dans les stades avancés de la maladie, une coloration brun foncé des urines peut être notée, due à la bilirubine issue de la dégradation de l’hémoglobine libérée dans le sang par la destruction des globules rouges. La piroplasmose est une maladie potentiellement mortelle.

La maladie de Lyme, je vous invite à lire cet article : Blog de Patawouf.fr: Documentaire, La maladie de lyme, quand les tiques attaquent!

Les traitements: 

Les insecticides, repérable avec l’écriture noir fond rouge « usage vétérinaire »

Les insectifuges, en prévention

Le comprimé, uniquement chez le vétérinaire

Les huiles essentielles ou recette maison naturelle

Consultez votre vétérinaire, lui seul peut vous confirmer la présence de puces et/ou de tiques ainsi vous donner le traitement adéquate! 

Complément d’information sur le Blog Howard le petit chien blogueur : Insectifuge ou insecticide

Documentation: Puces et Tiques Wikipétia